Reprenant les anciennes
armoiries de la Principauté de Valachie et
de celle de Moldavie, qu'il leur arriva souvent de
réunir dans une même représentation, les princes
phanariotes les firent figurer, comme des enluminures, en tête
des actes officiels auxquels ils entendaient donner un relief particulier.
Ces actes étaient rédigés le plus
souvent en langue roumaine, écrite dans l'alphabet cyrillique
slavon des princes nationaux roumains. Il arrivait, mais bien rarement,
que ces actes fussent écrits en grec, et alors seulement au
bénéfice d'institutions ou de personnages grecs.
Il n'existe pas d'étude sur les sources d'inspiration
artistique des peintres de ces blasons. Les influences se croisent:
peinture d'icônes, baroque vénitien, miniatures turques,
et les règles de l'héraldique d'Occident.
Ce n'est que vers la fin du XVIIIe siècle que
s'établit progressivement, sous l'influence occidentale, l'usage
pour chaque famille, d'un blason différencié. |
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Frontispice d'un chrysobule
du Prince Grigore II Ghika.Voda - 10 nov. 1735. Ecu
portant les emblèmes réunis des Principautés
de Moldavie et de Valachie. Listel orné de l'inscription, en
caractères cyrilliques "Moi, Grigore Ghika voïvode,
par la grâce de Dieu
Prince de Valachie". Les miniatures encadrant les armoiries
représentent des saints martyrs de l'Eglise orthodoxe. |
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Frontispice d'un chrysobule du 17 janvier 1749 par lequel Grigore
II Ghika, voïvode régnant de Valachie, décide
que les émoluments des professeurs de grec de l'Académie
Princière soient payés sur les revenus concédés
aux prêtres.
Ecus accolés des deux Principautés. Cimier: couronne
à sept perles. Supports: deux anges byzantins portant l'un
l'épée, l'autre le sceptre. |
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Frontispice d'un chrysobule
du Prince Grigore III Ghika.Voda - décembre
1755, concédant à ses deux fils les beyzadés
Dimitrie et Alexandru, le domaine de Hotârniceni en Bessarabie,
restitué par la Russie après la signature de la paix
russo-turque.
Ecu de la Principauté de Moldavie; support: deux
lions affrontés. |
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| Frontispice d'un chrysobule
du Prince Grigore III Ghika, voïvode régnant
de Moldavie, daté du 20 novembre 1764 accordant au monastère
de Precista, de Roman (RO), et à l'hôpital de Saint Spiridon,
l'exemption d'impôts, des vases en argent, des vêtements
sacerdotaux, plusieurs domaines, des esclaves tziganes et le revenu
de la taxe perçue sur la vente du bétails à trois
marchés.. |
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| Sources: Mihai D.
STURDZA - Grandes Familles de Grèce, d'Albanie et de Constantinople
- Paris 1999 |
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